Queyras 2026

Queyras 2026

Queyras ski rando

⛷ Ski de rando  |  ● Débutant / Intermédiaire  |  ❄ Hiver

Séjour Queyras — 8 jours de ski de rando dans une île au cœur des Alpes

3 – 10 février 2026 · Guide : Antoine Délitroz · Massif du Queyras, Hautes-Alpes (France)

Séjour ski de rando Queyras 2026
[Photo principale — panorama hivernal du Queyras]

Durée

8 jours

Jours de rando

6 sorties

Départ

Base

Arvieux / Molines


Une île dans l’océan des Alpes

Le Queyras est un territoire à part. Coincé dans les Hautes-Alpes entre France et Italie, protégé par des gorges impressionnantes et des cols enneigés six mois par an, il a longtemps vécu replié sur lui-même — et c’est ce qui en fait aujourd’hui l’un des massifs les plus authentiques des Alpes. Pas de grandes stations, pas de tour-opérateurs, pas de foule. Des villages de pierre et de mélèze accrochés aux flancs des vallées, des cadrans solaires sur les façades anciennes, des fontaines qui gèlent en janvier. Une lumière du sud — 300 jours de soleil par an — qui donne aux paysages d’hiver une clarté presque irréelle. Et partout, ce silence de haute montagne qu’on ne trouve plus guère ailleurs.


Jour 1 — Arrivée à Arvieux : le Val d’Azur et ses treize hameaux

On entre dans le Queyras par les gorges du Guil — des parois qui se resserrent brusquement de part et d’autre de la route, comme une porte dérobée vers un autre monde. Puis la vallée s’ouvre, lumineuse, et les hameaux d’Arvieux apparaissent étagés sur les versants. Treize hameaux, c’est ça Arvieux — pas un village mais une constellation de maisons dispersées dans ce Val d’Azur, si bien nommé, au pied du col de l’Izoard.

On pose les sacs à La Ferme de l’Izoard, à la Chalpe — un établissement chaleureux, bonne table, chambres spacieuses, sauna pour finir les soirées. Dehors, les mélèzes sont couverts de neige, le ciel vire au rose sur les crêtes. On sort le matériel, on prépare les sacs pour le lendemain. Le séjour commence.


Jour 2 — Col de la Lauze : cathédrale de mélèzes et premiers grands espaces

Abriès, village authentique au bout de la vallée du Guil, presque contre la frontière italienne. Des maisons serrées les unes contre les autres, un torrent qui gronde sous la neige, une ambiance de bout du monde qui donne immédiatement envie de s’y attarder. C’est depuis ici qu’on chausse les skis pour la première fois.

On entre dans la forêt de Marassan, immense mélèzaie que l’hiver transforme en cathédrale silencieuse. Les troncs roux percent la neige blanche, la lumière filtre entre les branches, les peaux glissent sur un tapis de poudre froide. Plus haut, la forêt cède la place aux alpages dégagés, le ciel devient immense, les crêtes environnantes apparaissent une à une. On s’arrête. On regarde. C’est ça, le Queyras.

Dans la mélèzaie, la neige est restée froide et intacte. On s’éclate entre les arbres, dans un silence que seul le crissement des skis vient troubler.


Jour 3 — Tour de la Tête du Pelvas : le Queyras d’en haut

Ce matin-là, on prend de l’altitude plus vite grâce aux remontées mécaniques d’Abriès. Hissés rapidement au-dessus des vallées, on découvre le Queyras sous un autre angle — celui des crêtes. Là-haut, le massif se révèle dans toute son étendue : un enchevêtrement de vallons, de forêts, de sommets arrondis qui s’enchaînent jusqu’à la frontière italienne. Et tout au fond, massive, pyramidale, inconfondable — la silhouette du Mont Viso qui domine l’horizon.

C’est l’une de ces journées où l’on skied longtemps, en changeant de versant, en traversant des paysages qui ne se ressemblent pas. Le Queyras a cette qualité rare : chaque vallon a sa lumière, sa neige, son ambiance propre. On rentre au village les jambes fatiguées et les yeux pleins.

Le Mont Viso se découpe à l’horizon comme une gravure — cette pyramide de pierre qui domine la plaine italienne du Pô a quelque chose d’irréel vu depuis les crêtes du Queyras.

Le Mont Viso – roi du Queyras
Une tête devant la Tête du Pelvas

Jour 4 — Gaudissart / La Guardiole : Molines et la douceur des hameaux baignés de lumière

Molines-en-Queyras est l’un des villages les plus attachants du massif. Sept hameaux reliés entre eux par des chemins enneigés, une église du XVIIe aux balcons de mélèze sculptés, des maisons basses avec leurs cadrans solaires peints sur les façades. En hiver, Molines prend une couleur particulière — cette lumière du Queyras méridional qui dore les pierres même en février, cette tranquillité de village qui vit loin du bruit des grandes stations.

On part depuis le hameau de Gaudissart, quelques maisons regroupées au-dessus du village. La journée est douce, le terrain ouvert, les pentes accueillantes. Une journée pour souffler, regarder, apprécier. Pour s’asseoir cinq minutes en haut d’une croupe et contempler ce paysage de vallons enneigés, de crêtes blanches et de ciel bleu du Queyras — ce bleu qui n’existe pas ailleurs.


Jour 5 — Le Queyron par le Col de Longet : au cœur sauvage du massif

Il y a des journées où l’on ne croise personne. Celle-là en fait partie. Le Col de Longet ouvre sur le centre géographique du Queyras — des vallons suspendus, des combes immenses, un vide blanc qui s’étend à perte de vue. Pas de remontée mécanique, pas de balisage, pas de trace. Juste la neige, le vent léger, et ce sentiment rare d’être quelque part que peu de gens ont vu en hiver.

Côté col, le paysage bascule vers l’Italie — une autre lumière, plus dorée, plus méridionale. Les sommets italiens se dessinent à l’horizon. On s’arrête longtemps là-haut, à regarder des deux côtés. C’est ce genre de moment que l’on vient chercher en montagne.

Au Col de Longet, pas une trace, pas un bruit. Juste l’immensité blanche du Queyras et la frontière italienne à portée de main. Un de ces moments que la montagne garde en réserve pour ceux qui savent aller la chercher.

Pure magie du Queyras
Derrière, c’est l’Italie

Jour 6 — Pont d’Ariane / Fond de Peyrin : la descente dont on parle encore

Il y a des descentes qui s’oublient et des descentes qui restent. Celle-ci fait partie de la deuxième catégorie. Depuis les hauteurs du vallon de Peyrin, on plonge dans un amphithéâtre de neige — large, ouvert, avec cette qualité de poudre que seuls les versants nord du Queyras savent conserver en février. Le silence est total, les virages s’enchaînent naturellement, on ne voudrait pas que ça s’arrête.

En bas, le vallon se resserre, la forêt reprend ses droits. On finit dans les mélèzes, entre les troncs, dans cette lumière tamisée de sous-bois que l’on a appris à aimer depuis le premier jour. Ce soir-là au dîner, on en parle encore.

1150 mètres de descente dans une neige froide et poudreuse, dans un versant que personne d’autre n’a tracé ce matin. C’est pour ça qu’on vient au Queyras.

Descente de rêve
Petit cairn sur une grand montagne

Jour 7 — Pic de Maloqueste depuis Ristolas : bout du monde et face au Viso

Ristolas est un village qu’on hésite à quitter. Quelques maisons au fond du Haut Guil, une réserve naturelle nationale qui l’entoure de toutes parts, et cette sensation d’être arrivé au bout — au bout de la vallée, au bout de la France, au bord de l’Italie. En hiver, Ristolas se tait. Les rues sont désertes, la neige couvre tout, quelques lumières brillent aux fenêtres des chalets. C’est magnifique.

On remonte le vallon de Ségure dans le Grand Bois, une forêt dense et silencieuse, puis les arbres s’écartent progressivement et le paysage s’ouvre sur de grands espaces blancs. Au sommet, la récompense est totale : face à nous, le Mont Viso se dresse dans toute sa démesure — 3841 mètres de roche et de neige qui dominent la plaine italienne. Autour, le Queyras entier à 360°. On reste longtemps là-haut.

Face au Mont Viso, seuls sur ce sommet de bout du monde, on comprend pourquoi le Queyras s’appelle « une île dans l’océan des Alpes ». Un endroit rare, préservé, hors du temps.

Encore une descente de fou

Jour 8 — Dernier matin dans le Queyras

On ne traîne pas — il y a de la route pour rentrer. On charge les sacs, on attache les skis sur le toit, on jette un dernier regard aux crêtes. On quitte le Queyras le sourire aux lèvres. Personnellement, je sais déjà que j’y reviendrai, l’année prochaine?


Infos pratiques

Dates3 – 10 février 2026 (8 jours / 6 sorties)
  
HébergementHotels
  
Dénivelé cumulé+6000m sur 6 jours
Risque avalancheÉlevé toute la semaine — itinéraires adaptés quotidiennement par le guide
Niveau requisSkieur intermédiaire 
Équipement obligatoireSkis de rando, peaux, DVA, sonde, pelle
Matériel guideCorde et matériel de sécurité fournis par le guide
Taxi localTaxi Petit Mathieu — (+33) 4 92 46 71 56

Ce séjour vous donne envie ?

Antoine Délitroz organise des séjours ski de rando sur mesure dans les plus beaux massifs des Alpes. Il s’agit de son 3e voyage dans le Queyras.
Contactez-nous pour préparer votre semaine dans le Queyras.

Appelez directement le guide :

Antoine Délitroz+41 79 945 38 58